Dès le premier titre, on est aspiré par son intrigant mélange. Les morceaux s’habillent de rythmes africains, de chœurs gospel et de blues, de rock et de chanson, de hip hop, chacun à sa dominante. Les vers se font courts et deviennent percutants par la force du chant scandé et des chœurs pénétrants. Au même rythme que les boucles de la guitare, les mots tournent dans une sarabande souvent sauvage, parfois nonchalante. Sous l’apparente simplicité, Phil Devaïl se montre créatif. Sa poésie se fait envoûtante, mystérieuse, noire quand il tente un portrait du monde ou complètement décalée. Chez Phil Devaïl, la poésie est imaginative.

A.L. Francofans-août 2011

Francofans 

On pense toujours avoir fait le tour des styles musicaux, mais certains trouvent encore des chemins détournés pour ouvrir nos oreilles au métissage. Phil Devaïl a trouvé la recette avec son nouveau Maluya Rocco, deuxième album entre rock et maloya, afro beat et rythm’n’blues.

12 morceaux qui nous balancent d’ambiances posées en bals frénétiques, dans des textes aussi moroses qu’euphorisants. Phil Devaïl a le sourire du banjo, un petit côté Arthur H dans la voix et la manière, sur Ô ma jolie ou Mon îlot. Il scande aussi, au croisement d’un M’éclipser où les chœurs réveillent des chants d’esclaves. La puissance de cet album est de nous immerger dans d’enivrantes musiques du monde, pour mieux nous retourner dans un rock anglicisant, énergisant. La guitare, menaçante n’est jamais loin et sa transe réveille des danses excitantes.

Y. Boiteau - avril 2014

Angers Mag

Trois ans après Maluya Rocco, c'est un Phil DEVAïL toujours aussi épris de diversité qui nous propose de découvrir son nouvel EP, « Pour tous les Hommes ». On l'avais compris, l'homme fait fi de toute étiquette, alors sa créativité, il l'exprime aussi bien dans un rock pur et dur (laisse moi ton soleil) que dans des ballades intimistes (Au plus haut), du hip-hop (Pour tous les Hommes) ou des sonorités world. Sa musique est pleine de reliefs, très riche en nuances, à la hauteur de ses textes toujours sur le fil du rasoir, entre douceur et noirceur : Vieux Pa, Plus personne dedans, Chaque pas... Son interprétation est intense et quand il met en musique le texte de Jehan-Rictus tiré des Soliloques du pauvre, Espoir, on est transportés dans une autre époque qui nous rappelle que de tout temps, les rêves ont toujours été les mêmes. Un instrumental transcendant, PTLH, clôture l'EP. Et là, on reprend enfin son souffle. Bravo Monsieur !

Sandrine Palinckx Francofans - nov 2017

Francofans

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